Ils étaient là, tout les deux serraient l'un contre l'autre, appréciant chaque seconde qui s'écoulait. Le blond entourait le corps frêle de son jumeau de ses deux bras, le berçant tendrement pour calmer ses sanglots. Le brun lui se sentait bien dans la chaleur de son frère et pourtant, il avait tellement mal à l'intérieur. Quoi de plus normal lorsque l'on perd quelqu'un de sa famille. Il y a le choc de la nouvelle et puis au fur et à mesure le manque de la personne qui s'installe. Mais, lui, il ne connaissait pas cette femme, sa tante. Tout ce qu'il savait d'elle c'était qu'elle avait son nom gravé sur son ventre et Bill avait cette image dans la tête, celle qui s'était fabriqué de toute pièce et qui représenté pour lui l'horreur suprême, celle qui créer ce mal être en lui.
-Bill, calme toi mon ange!
-J'y arrive pas Tom!
Le brun serrait dans son poing le tee-shirt du blond comme si il voulait réduire en miette ce qui le faisait souffrir. Doucement, le blond lui pris la main et la détacha du vêtement. Il approcha ses lèvres de son oreille et y murmura:
-Tu devrais prendre un bon bain chaud, ça te détendra un peu...tu veux?
Bill hocha faiblement la tête.
-Alors, je vais te faire couler un bon bain, viens.
Tom pris la main de son frère dans la sienne, la serrant fort, juste pour lui dire qu'il était présent, et qu'il le serait toujours. Il n'avait rien demandé de plus à son frère au sujet du nom gravé, vu dans l'état ou ça l'avait mis, il préférait ne pas savoir pour l'instant que de voir son frère souffrir. Son amour pour lui dépassait tous ce qu'aucun autre sentiment pouvait produire, et ça ne changerait pas d'ici peu. Tous en l'attirant contre lui, il l'entraîna dans la salle d'eau. Bill, encore décomposé, le visage noir de larmes, les yeux retombant tel deux poches cernés, les joues rouges, la mine détruite, regardait son frère s'affairait à faire couler une eau apparemment brûlante, vu la fumée qui s'en échappait. Il restait statique, pas encore capable de réagir, de revenir à la réalité, celle qu'il préférerait tant oublier, rien qu'un instant, encore hantés de ces images horribles défilant dans son esprit.
Une fois fini, le blond se retourna, et vit la même image que quelques secondes auparavant, son amour, immobile. Il fit attendri et s'approcha de lui, décidant de lui-même le déshabiller, puisqu'il n'en serait pas capable tous seul de toute façon. Bill le regarda d'abord, incompréhensible, en train de s'énerver à lui défaire sa ceinture, mais il l'observait toujours sans rien faire.
- Tu veux pas m'aider, c'est bloqué u.u
Il ne répondit rien, et de ses propres mais, défit sa ceinture. Tous les vêtements suivirent la même trajectoire, et quand le corps maigre de l'androgyne fut nu, son frère l'entoura de ses bras, et le porta pour le déposer dans la baignoire. Voir son frère dans cet état, ne le laissait pas aussi insensible que ça puisse paraître. En réalité, ça lui faisait mal, une douleur dans la poitrine, là ou était placé cette chose si importante, le c½ur. Mal au c½ur, de voir la personne qui lui est le plus cher, se laissait aller ainsi. Ca sera passager, c'est ce qu'il se disait, mais connaissait-il se qui allait suivre ? Le pire resterais à venir, et ça, qu'une personne le savait. Celui qui mènera leur vie en cauchemar, qui les fera sombrer jusqu'à la dernière larme verser, et la dernière goutte de sang couler.
Ainsi, le brun se sentait mieux, une douce chaleur l'entourant, alternant avec des petites vagues dans l'eau, celle crée par la main de son frère, qui éparpillait, un peu partout, une mousse au parfum fruité.
-Merci
Un baume au c½ur, entendre son jumeau, créa chez le guitariste, un apaisement. Il l'admira ainsi quelques minutes, puis, décidant de le laisser seul un peu, pour lui permettre de réfléchir, il quitta la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.
Aussitôt hors de la pièce, le blond pris son visage entre ses mains et se laissa allé. La faiblesse l'envahit et il ne put retenir quelques larmes de s'aventurer le long de ses joues lisses. Pourquoi pleurait-il? Ho, il y avait tellement de raison, tellement. D'abord, sa tante était morte et il faut bien avouer que même si elle lui était inconnue, cela ne le laissait pas indifférent. L'état de Bill n'arrangeait pas les choses. Le blond le savait fragile mais pas à ce point là. Il aimait son frère plus que tout et le voir dans un état aussi pitoyable lui brisé le coeur en mille morceaux.
Les sanglots agitaient ses épaules dans un mouvement régulier alors qu'il effaçait une à une les larmes qui glissaient sur son visage. Il détestait pleurer, il détestait cette sensation de faiblesse qui l'envahissait, il détestait ne pas pouvoir consoler son frère, il détestait ne pas avoir le contrôle de la situation. Si il savait qu'il l'avait perdu définitivement.
Les secondes défilaient au ralenti aussi bien pour Tom que pour son frère qui, toujours allongé dans son bain, fixait les petites bulles de mousse qui recouvraient la surface de l'eau. Il voyait les couleurs de l'arc-en-ciel se reflétaient dedans et il sourit lorsqu'il repensa aux nombreuses batailles de mousse qu'il avait fait avec son double quand ils prenaient encore leur bain ensemble. Ho oui, ça datait..Et pourtant, le souvenir était encore intact dans sa mémoire.
Le dreadé avait maintenant séché ses larmes et avait retrouvé son assurance. Aussitôt la tristesse du moment passait, il s'était juré de ne plus être faible avant dans avoir une vraie raison.
Il y avait une question qui tournait dans sa tête quelque chose qu'il avait besoin de savoir mais dont il savait très bien qu'il valait mieux attendre avant de questionner son frère. Alors, les réponses attendraient mais pourtant, il désirait si fort savoir.
Quelqu'un frappa à la porte, le tirant de ses pensées. Le blond marmonna entre ses dents, suppliant pour que ce ne soit pas son manager qui vient le chercher pour une interview de dernière minute. Oui, ça avait beau être leur semaine de repos, il se pouvait très bien qu'ils aient des interviews voir même des concerts improvisés.Ca faisait parti de leur vie et ils l'avaient choisis. Et même si parfois, c'était dur à assumer, ils ne regrettaient jamais bien longtemps leur choix.
Le dreadé ouvrit la porte lentement, frottant ses joues pour y effacer les éventuelles traces d'humidité qui pourrait montrer qu'il avait pleurer. A sa grande surprise, ce n'était pas son manageur, ni un autre membre du groupe, ni même une groupie qui aurait réussi à trouver sa chambre mais sa mère qui se trouvait face a lui. Les yeux rougis par le flot de larme qui s'en échappait, un mouchoir à la main, elle regardait son fils d'un air si triste que le blond en ressentit les effets se déversaient en lui.
-Maman ? dit-il
La Femme se jeta dans les bras de son fils, l'obligeant à reculer de quelques pas. A peine eut-elle niché sa tête dans le cou du jeune homme, que ses sanglots reprirent. Tom, un peu perdu, plaça une main dans le dos de sa mère et l'autre dans ses cheveux qu'il caressa tendrement.
-Chut maman...chut, dit-il en la berçant comme il l'avait fait pour Bill une demi-heure auparavant
-Elle a été...tué Tom! Ma soeur...ma petite soeur chérie...
-Je sais Maman, je sais. Calme toi, je t'en supplie.
Le blond se sentait défaillir. D'abord son frère puis sa mère. S'en était trop pour lui, bien plus que ce qu'il pouvait supporter. Il fallait que la femme qu'il serrait dans ses bras cesse de pleurer ou il craquerait de nouveau.
-Tom, c'est qui? demande une voix s'élevant de la salle de bain
-C'est Maman Bill, c'est rien...reste dans ton bain, je m'en occupe.
Le jeune homme resserra ses bras autour de la taille de sa mère et lui murmura des mots doux au creu de l'oreille.Ca faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas vu, ça lui faisait plaisir qu'elle soit là mais il aurait préféré que ce soit en d'autre circonstance.
-Allez maman, viens t'asseoir. On pourra parler après si tu veux, chuchota-t-il
Pour toute réponse, le femme se décolla de son fils et se dirigea jusqu'au lit où elle se laissa tomber mollement. Le blond lui, était resté là sans bouger, la suivant des yeux.
-Je...Tom, je l'ai vu allongé au sol.., dit-elle d'une voix étranglé par les sanglots
[Flash back]
Une dame d'une quarantaine d'année, les cheveux longs et en bataille, petite, allait, comme chaque samedi, rendre visite à sa s½ur. C'était la mère de deux jumeaux, sûrement les plus ravageurs du moment. Comme chaque samedi, elle buvrait le thé avec sa s½ur, cadette de trois ans. Elles discuteraient tous le reste de la journée, rigoleraient.Elles se retrouveraîent pour un moment d'intimité entre soeur.Juste pour décompresser; juste pour être avec l'autre.
Mais voila, les habitudes se retrouvent parfois bouleversées, et la vie prend une toute autre tournure....
Ayant monté toutes les marches, elle atteignit enfin le seuil de la porte, essoufflée. Trois coups secs sur la porte résonnèrent, elle reprenait son air, tout en attendant la réponse. Mais rien. Encore des coups, toujours rien. Elle voulut activer la poignée, mais à peine avait-elle posé la main dessus, que, dans un petit cliquetis, celle-ci s'ouvrit presque d'elle-même. La porte, dans un grincement désagréable, finit par s'ouvrir entièrement pour laisser apparaître un pièce entièrement plongé dans la pénombre total.
-Pe... petite s½ur ?
Elle tremblait, tous comme sa voix hésitante. Aucune réponse. Rien, pas un signe de vie. La seul chose qu'elle perçut, du moins qu'elle sentit, c'est cet odeur empestant, macabre, qui s'infiltrait lentement en elle. Elle pénétra dans la pièce, d'un pas léger, et, les senteurs lui prirent directement au c½ur, donnant des nausées ignobles.
-T'es... t'es ou ?
Toujours pas de réponses, maintenant, la peur s'imposa, cette angoisse morbide. La femme alluma la lumière, terriblement hésitante. Peut être une baisse de courage ? Peut être savait-elle ce qu'elle découvrirait, et ne voulait plus le voir ? Pourtant, la pièce plongea dans une lumière éblouissante, et, quand elle se retourna, ses craintes prirent vie, et elle aurait sûrement préféré mourir que de voir ça. Un choc, comme une décharge électrique. Son c½ur, encore intact quelques secondes auparavant, venait d'éclater dans sa poitrine, se décomposait, tous comme le corps qui jonchait devant elle. Des frissons la prirent, on aurait dit que les morceaux de son c½ur tentaient de s'échapper par son épiderme.
Elle se dit d'abord que c'était impossible, jamais ça pourrait arriver, mais comment envisageait le pire quand vous êtes heureux ? Pourquoi cette terrible vérité transforme vos rêves en cauchemar ? Comment imaginait perdre ceux qu'on chérit le plus fort ? C'était impossible, et elle le pensait si fort, qu'elle-même se perdait dans son imagination, finissant pas se dire qu'elle hallucinait, confondant le rêve et la réalité.
Impossible, impossible, ça résonnait à tue-tête dans son cerveau, son esprit. Elle s'approcha alors, ce fut la peau qu'elle vit en premier, une peau si blanche, presque pur, des traînés de liquide rouge y contrastait dans un mélange parfait, presque beau. Couché sur le tapis, le corps était vêtu d'une jupe et d'un T-shirt. Un habit simple pour un châtiment fatal. Le pire de tous, c'était sa gorge, si tendrement ouverte, on voyait que le tueur avait pris du plaisir à le faire, avec une certaine passion. Elle regardait ces images, elle gardait tous en elle, choqué, bouleversée, jusqu'à temps qu'elle réalise, comme surprise d'un coup de poignard, que c'est bien réel.
-Nooooooooooooooooon !!
Elle s'écroula au sol, tout avait explosé en elle, tel une bombe à retardement, c'était vrai. Ecroulée au sol, les pleurs, les sanglots, les cris, les coups, tous ça arrivait coup sur coup, se succédaient, se mélangeaient. C'était sa petite s½ur, elle se devait de mourir après elle, pas autrement, elle aurait du être à sa place à ce moment, c'est l'ordre des choses. La tête baissée, elle la releva doucement, et vit, sur le ventre ensanglanté, comme une lettre dessinée de balafres. Tout le peu de force qui lui restait, elle le réunit dans ce dernier geste, continuant de pleuré comme jamais auparavant. A contre c½ur, elle souleva enfin le T-shirt. Une dernière image la frigorifia, d'autres lettres, un prénom :
Bill.
______________________________________________________________________________
Voila, on est désolé pour le retard, mais c'est un peu galère d'écrire des chapitres en ligne lol, surtout que je ne suis pas là le week-end et tous ça. Je sais pas si Constance a un mot à dire, mais moi je vous remercie beaucoup des coms en peu de temps, surtout pour un démarrage, c'est encourageant, et du nombre de visite.
Merci à tous, et n'hésiter pas à donner un avis sur ce chapitre, et vos questions pour qu'on sache ce qu'il reste en mystère qui vous trote dans la tête lol.
Bisous <3<3
-----------------------
Bonsoir,
bah, je crois que tu as tout dit Cammie.Je suis extrémement fière de nos lectrices qui nous ont mis 44 commentaires alors que l'on avait seulement posté l'intro et le premier chapitre.C'est encourageant et motivant..
merci beaucoup, je crois que c'est la seule chose que je peux dire!
Bonne soirée
Bisous!