Présentation

Présentation
PiX:***



Bonjourn Bonjour les gens!

Nous sommes deux filles, Cammie et Constance, qui avons décidé d'écrire une fic ensemble.C'est aussi simple que ça.



Sur ce, bonne lecture



Âmes sensibles s'abstenir, pour les autres régalez-vous^^




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Petite pub pour une miss qui fait des critiques de fic super bien construite et super bien argumentée. Un vrai regard honnête et sincère.
critique-2-fic

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 11:47

Modifié le lundi 14 janvier 2008 05:47

Intro




Il était tombé dans un cercle vicieux, un tourbillon entrainant tout avec lui. Il ne pouvait en sortir.Le piège se refermait sur lui, inlassablement. Un complot qui le perdrait, c'était celà.
Il essayait ardement d'y échapper mais en vain,ça ne faisait que se rabattre sur lui encore plus fort, encore plus violement.
C'était trop tard, il le savait. Ca l'avait détruit pendant trop longtemps et ça continuait encore.
Tout se réduisait sur lui, amenuisant son espoir un peu plus. C'était à le rendre fou . Oui, le rendre fou jusqu'à la dernière seconde.

Et il savait qu'il serait le dernier.


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Voilà pour l'intro,
C'est un peu court c'est vrai mais c'est pour vous mettre l'eau à la bouche
Surtout laissez vos avis, on accepte toutes les critiques..et vi, ouverture d'esprit^^
Alors, je sais pas si ma "collègue" à quelque chose à rajouter..
Sinon, moi j'ai fini..
ha oui, et le "moi", c'est Constance^^

Bonne soirée
...........

Non j'ai rien a rajouter, juste que je suis impatiente de savoir ce que les gens vont penser de ça, qu'est ce que c'est et tous et tous.
Et ouai c'est clair, ouverture d'esprit, on veut tous savoir de ce que vous pensez lol ^^

Bonne soirée aussi
Cammie

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 12:18

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 07:34

Chapitre 1






6 mois plus tôt



Une belle journée. Une des plus belle de leur vie. Ho non, elle n'avait rien de particulier cette journée et c'était peut-être cela qu'ils appréciaient tellement.

Au dehors de leur hôtel, les voitures allaient et venaient dans un brouhaha incessant. Un brouhaha qui sonnait presque mélodieux à leurs oreilles. Les gens suivaient le cours de leur vies insignifiantes sans faire attention à ce qui les entouraient. C'était ainsi que tournait le monde. Le soleil brillait de mille feux, éclairant cette calme après midi de ses rayons éblouissants.

Dans leur chambre, ils étaient lovés l'un contre l'autre, regardant sans grand intérêt un écran ou des images sans véritables sens défilaient depuis maintenant quelques heures. Ce qui les importait, c'était surtout d'être tranquille l'un avec l'autre. De s'aimer librement, sans gène, sans problème, de pouvoir se le dire des centaines de fois, sans que les autres l'entendent, seulement eux deux, dans leur petit cocon qu'ils s'étaient crée. De telles journées, ils aimeraient en avoir souvent, et malheureusement, elles se faisaient de plus en plus rares. Leur amour interdit les rendait heureux, oui tellement heureux. Mais si souvent ils étaient seuls. Seuls parce qu'un tel secret ne peut se révéler aussi facilement et même si eux ne désiraient que le crier au monde entier. Même si ils auraient voulu que chaque personne sur cette terre le sache, il ne pouvait que se taire, ravaler leur sentiments en publique et jouer le jeu auquel ils étaient contraint de jouer chaque jour: le mensonge. Mentir pour cacher une vérité. Une vérité si belle aux yeux de certains mais si repoussantes aux yeux d'autres. Oui, Ils étaient frères. Ils étaient liés d'un lien indestructible. Quelque chose qui faisait que l'un était rien sans l'autre. Frères, oui mais pas seulement. Car si on regarde attentivement ces deux jeunes hommes, si on s'approche un peu plus d'eux et qu'on observe chacun de leurs gestes, chacun de leur mot. Si on regarde au plus profond de leurs yeux alors on pourra y déceler ce qui rend leur sourire si sincère, ce qui rend leur vie plus belle. Oui, ils étaient frères, mais pas seulement. Ils partageaient la plus belle chose au monde: l'amour. Hé oui, ils étaient amants et ça, même la loi le puni. Et pourtant quel crime y a t il d'aimer?

« Je t'aime »

Dans un murmure, une fois de plus parmi tant d'autres, et pourtant à chaque fois porté avec la même intensité.

« Moi aussi, tu ne m'abandonneras jamais, hein ? »
« Non Bill, je serais toujours là pour toi »

Une promesse, ils pensaient qu'ils la tiendront à jamais, et pourtant, si ils savaient. Il aimerait pouvoir dire ça à son frère, mais quand tous change, ce n'est plus aussi facile, mais ça tous deux l'ignoraient. Ils souriaient simplement l'un à l'autre, des sourires si vrais, si purs, reflétant la passion la plus sincère.

Dans leur moment bien à eux, un bruit vint les couper de leurs rêveries. Le bruit assourdissant d'un téléphone. Ce simple appel va changer bien des choses, leur destin, en quelques secondes, se verront prendre un cap tout à fait différent....

« Oui ? »

Le brun s'était dévoué pour décrocher.

« Quoi ?? Mais... mais... »

Il était debout au milieu de la pièce, le combiné collé à l'oreille. Il entendait qu'on lui parlait. Il entendait tous ses mots que sa mère prononçait mais n'en saisissait pas le sens.

« Bill? C'est qui? ... »

Le blond se leva à son tour et s'approcha de son frère. Il avait vu de là où il était le sourire enjoué mourir sur les lèvres de son double. Il avait vu le voile sombre tombait sur ses yeux pourtant si pétillant auparavant. Il avait sentit cette faiblesse s'immiscé dans son être. Il avait vécu les sensations du brun comme les siennes.
Le dreadé s'avança vers son frère et posa sa main sur son épaule. Ce dernier ne bougea pas d'un centimètre, il était comme figé.

« Bill... qu'est ce qui se passe? »

Le blond pouvait entendre la voix s'élever du téléphone mais ne parvenait pas à saisir les mots que la personne prononçait. Au bout de quelques minutes, des bips réguliers retentirent dans le combiné. Voyant que son frère restait toujours de marbre, il lui pris l'appareil des mains, raccrocha et le posa sur la table de chevet.

Il reporta ensuite son attention sur son double qui l'avait suivit du regard à chacun de ses gestes.

« Bill, dis moi! Parle moi! C'était qui? »

« Ma... c'était Maman! »

« bah alors pourquoi tu fais cette tête là? »

« C'est... je... non, c'est pas possible »

« Quoi, Bill qu'est-ce qui est pas possible... Parle! »

« Elle, elle est... »

« Qui ? Qui est quoi ? »

« M... morte »

Ses mots, comme une déchirure au c½ur, franchirent a peine la barrière de ses lèvres que des larmes coulèrent abondamment de ses yeux. Le blond ouvrit ses yeux, qui allaient bientôt sortir de leurs orbites.

« Qui ? Bill répond moi !! QUI ?? »

« Elle... »

Il n'arrivait plus à parler, son homologue tenta alors une étreinte, tous en demandant de qui il s'agissait, si il n'avait pas de réponse, les larmes couleraient aussi.

« Bill... »

« C'est la s½ur de maman... celle qu'on ne... connaissait pas... »

« Bill, tu m'a fait peur, ne pleure pas tant que ça, on ne la connaissait pas, chut, je veux pas te voir dans cet état »

Tom serra fort son frère, déposant un bisou dans ses doux cheveux. Celui-ci sanglotait doucement, mais ce n'était pas le fait qu'elle soit morte, certes ça jouait, mais il y avait pire, l'inattendu. Une chose dont personne ne se serait douté, une chose qui l'avait choqué, qui avait eu l'effet d'un coup de poignard, cette chose si incompréhensible.

« Tom, il n'y a pas que ça »

« Comment ça ? »

« Elle a était a... assassinée... et.... »

Encore une fois, la force de le dire ne trouva pas son chemin, perdu entre deux êtres qui s'aimaient tant. C'en fut trop pour le blond. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas pourquoi son jumeau se mettait dans cet état là pour une femme dont il ne savait que le nom. Et puis, il voulait savoir, il avait besoin de savoir, que son frère le sorte de l'incompréhension dans laquelle il était.

« Et quoi ? Parle putain ! »

Il s'était emporté, voir son frère dans cet état le mettait dans une rage incontrôlable, et il avait crié ça, presque engueulé son frère, qui déjà perdu, se sentait dans un état de tristesse encore plus profond. Les pleures redoublèrent, il eu l'impression que même son propre frère, qui s'était promis d'être la pour lui, venait de le trahir. Par quelques mots, toutes sa confiance s'était envolé, brisé en éclat.

« Je suis... je suis désolé... mon c½ur, je voulais pas crier, je veux juste savoir, et je supporte pas de te voir comme ça, je supporte pas Bill, tu comprends, je veux pas te voir triste... ca me fait si mal... »

« ... »
« Attend, ne bouge pas »

Le dreadé quitta son frère, se dirigea vers la pièce adjacente, et revint avec un verre d'eau.

« Tiens, bois ça »

Joignant les gestes à la parole, Bill but le verre, tentant de se calmer en même temps. Ce fut un effet légèrement apaisant qui prit possession de lui. Pendant quelques secondes, il se concentra sur le liquide froid qui glissé dans sa gorge oubliant les images qu'il s'était lui même créé dans sa tête. Mais quand il repensa au drame, l'eau ne suffisait plus. Il retira le verre de ses lèvres et le posa sur la table de nuit. Ses gestes étant lents comme si il était à bout de force. Et c'était bien le cas, les larmes qui avaient réapparu lui demander bien plus que ce qu'il ne pouvait donner à cette instant. Il aurait voulu s'asseoir sur son lit, juste un moment et oublier le temps qui passe, les secondes qui défilaient à une allure effrayante. Pour la première fois de sa vie, il prenait conscience de combien la vie était éphémère. Il plongea son regard douloureux dans celui de son jumeau et ne dit rien. Il l'admirait juste, profitant de cette vision pour l'imprimer dans son esprit.

« Bill Bill arrêtes... »

La voix du blond n'était que murmure comme pour tenter d'apaiser les pleurs de son frère.

« Mon nom »

Ses mots se mélangèrent avec harmonie au silence qui régnait dans la pièce. A peine audible, le blond ne les avait saisis quand les lisant sur les lèvres de son frère.

« Quoi, de quoi tu parles ? »

« Sur elle, mon nom gravé, au sang, jusqu'au sang... »

La force qu'il avait réuni ses dernières minutes, ne fut plus rien le temps de quelques mots, il l'avait dit. Pour Tom, ce fut un choc électrique, tous comme ce le fut pour Bill quand il l'apprit. Ils ressentaient pareil, c'était une de leur force. Les mêmes sentiments, les mêmes pensées, ils étaient si semblables, et pourtant si différents. Personne ne les comprenait, seulement eux-mêmes. A ce moment là aucun être sur cette Terre n'aurait pu dissoudre les sentiments qui s'emparaient d'eux. Ces sentiments si intenses, si incandescent et qui les menaient droit dans les abysses du mal. Ils plongeaient tout les deux ensembles sans même s'apercevoir que sous leur pied s'était ouvert le néant qui, lentement, les avalés dans cette obscurité dont ils ne sortiraient jamais





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Voila, le premier chapitre ^^
Ecrit par nous deux, mais les plus belles phrases sont surtout de Constance ^^
Ba ca vous eclaircit un peu par rapport au premier chapitre, même si pas vraiment au fond, c'est ici que débute l'histoire, six mois auparavant.
On espère que ça vous plait, et qu'on va avoir tous vos avis.
Bisous les gens, bonne soirée, et bon week end.

Cammie


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Vi écrit par nous deux.Ca veut dire que si y a des belles phrases , elles sont de nous deux, Hein Cammie?! Non mais voilà..comme l'a dit ma "collègue" [cherchez pas j'aime ce mot:p] ça dévoile un peu, en rajoutant du mystère! Bah ui, on va pas tout dire non plus, ce serait pas drôle

Sur ce, je vous laisse
Bon week end à tous

Coco


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Bonjour, Bonjour
c'est coco

en faite, je venais vous dire que Cammie n'étant pas là ce week end bah on a pas encore commencer à écrire la suite!
En tout cas, je suis très touché par vos comm ^^ ça fait vraiment plaisir

Bonne fin de week end

# Posté le vendredi 28 septembre 2007 16:10

Modifié le mardi 02 octobre 2007 14:35

Chapitre 2

Chapitre 2
Ils étaient là, tout les deux serraient l'un contre l'autre, appréciant chaque seconde qui s'écoulait. Le blond entourait le corps frêle de son jumeau de ses deux bras, le berçant tendrement pour calmer ses sanglots. Le brun lui se sentait bien dans la chaleur de son frère et pourtant, il avait tellement mal à l'intérieur. Quoi de plus normal lorsque l'on perd quelqu'un de sa famille. Il y a le choc de la nouvelle et puis au fur et à mesure le manque de la personne qui s'installe. Mais, lui, il ne connaissait pas cette femme, sa tante. Tout ce qu'il savait d'elle c'était qu'elle avait son nom gravé sur son ventre et Bill avait cette image dans la tête, celle qui s'était fabriqué de toute pièce et qui représenté pour lui l'horreur suprême, celle qui créer ce mal être en lui.

-Bill, calme toi mon ange!

-J'y arrive pas Tom!

Le brun serrait dans son poing le tee-shirt du blond comme si il voulait réduire en miette ce qui le faisait souffrir. Doucement, le blond lui pris la main et la détacha du vêtement. Il approcha ses lèvres de son oreille et y murmura:

-Tu devrais prendre un bon bain chaud, ça te détendra un peu...tu veux?

Bill hocha faiblement la tête.

-Alors, je vais te faire couler un bon bain, viens.

Tom pris la main de son frère dans la sienne, la serrant fort, juste pour lui dire qu'il était présent, et qu'il le serait toujours. Il n'avait rien demandé de plus à son frère au sujet du nom gravé, vu dans l'état ou ça l'avait mis, il préférait ne pas savoir pour l'instant que de voir son frère souffrir. Son amour pour lui dépassait tous ce qu'aucun autre sentiment pouvait produire, et ça ne changerait pas d'ici peu. Tous en l'attirant contre lui, il l'entraîna dans la salle d'eau. Bill, encore décomposé, le visage noir de larmes, les yeux retombant tel deux poches cernés, les joues rouges, la mine détruite, regardait son frère s'affairait à faire couler une eau apparemment brûlante, vu la fumée qui s'en échappait. Il restait statique, pas encore capable de réagir, de revenir à la réalité, celle qu'il préférerait tant oublier, rien qu'un instant, encore hantés de ces images horribles défilant dans son esprit.
Une fois fini, le blond se retourna, et vit la même image que quelques secondes auparavant, son amour, immobile. Il fit attendri et s'approcha de lui, décidant de lui-même le déshabiller, puisqu'il n'en serait pas capable tous seul de toute façon. Bill le regarda d'abord, incompréhensible, en train de s'énerver à lui défaire sa ceinture, mais il l'observait toujours sans rien faire.

- Tu veux pas m'aider, c'est bloqué u.u

Il ne répondit rien, et de ses propres mais, défit sa ceinture. Tous les vêtements suivirent la même trajectoire, et quand le corps maigre de l'androgyne fut nu, son frère l'entoura de ses bras, et le porta pour le déposer dans la baignoire. Voir son frère dans cet état, ne le laissait pas aussi insensible que ça puisse paraître. En réalité, ça lui faisait mal, une douleur dans la poitrine, là ou était placé cette chose si importante, le c½ur. Mal au c½ur, de voir la personne qui lui est le plus cher, se laissait aller ainsi. Ca sera passager, c'est ce qu'il se disait, mais connaissait-il se qui allait suivre ? Le pire resterais à venir, et ça, qu'une personne le savait. Celui qui mènera leur vie en cauchemar, qui les fera sombrer jusqu'à la dernière larme verser, et la dernière goutte de sang couler.
Ainsi, le brun se sentait mieux, une douce chaleur l'entourant, alternant avec des petites vagues dans l'eau, celle crée par la main de son frère, qui éparpillait, un peu partout, une mousse au parfum fruité.

-Merci

Un baume au c½ur, entendre son jumeau, créa chez le guitariste, un apaisement. Il l'admira ainsi quelques minutes, puis, décidant de le laisser seul un peu, pour lui permettre de réfléchir, il quitta la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.

Aussitôt hors de la pièce, le blond pris son visage entre ses mains et se laissa allé. La faiblesse l'envahit et il ne put retenir quelques larmes de s'aventurer le long de ses joues lisses. Pourquoi pleurait-il? Ho, il y avait tellement de raison, tellement. D'abord, sa tante était morte et il faut bien avouer que même si elle lui était inconnue, cela ne le laissait pas indifférent. L'état de Bill n'arrangeait pas les choses. Le blond le savait fragile mais pas à ce point là. Il aimait son frère plus que tout et le voir dans un état aussi pitoyable lui brisé le coeur en mille morceaux.

Les sanglots agitaient ses épaules dans un mouvement régulier alors qu'il effaçait une à une les larmes qui glissaient sur son visage. Il détestait pleurer, il détestait cette sensation de faiblesse qui l'envahissait, il détestait ne pas pouvoir consoler son frère, il détestait ne pas avoir le contrôle de la situation. Si il savait qu'il l'avait perdu définitivement.

Les secondes défilaient au ralenti aussi bien pour Tom que pour son frère qui, toujours allongé dans son bain, fixait les petites bulles de mousse qui recouvraient la surface de l'eau. Il voyait les couleurs de l'arc-en-ciel se reflétaient dedans et il sourit lorsqu'il repensa aux nombreuses batailles de mousse qu'il avait fait avec son double quand ils prenaient encore leur bain ensemble. Ho oui, ça datait..Et pourtant, le souvenir était encore intact dans sa mémoire.

Le dreadé avait maintenant séché ses larmes et avait retrouvé son assurance. Aussitôt la tristesse du moment passait, il s'était juré de ne plus être faible avant dans avoir une vraie raison.
Il y avait une question qui tournait dans sa tête quelque chose qu'il avait besoin de savoir mais dont il savait très bien qu'il valait mieux attendre avant de questionner son frère. Alors, les réponses attendraient mais pourtant, il désirait si fort savoir.

Quelqu'un frappa à la porte, le tirant de ses pensées. Le blond marmonna entre ses dents, suppliant pour que ce ne soit pas son manager qui vient le chercher pour une interview de dernière minute. Oui, ça avait beau être leur semaine de repos, il se pouvait très bien qu'ils aient des interviews voir même des concerts improvisés.Ca faisait parti de leur vie et ils l'avaient choisis. Et même si parfois, c'était dur à assumer, ils ne regrettaient jamais bien longtemps leur choix.

Le dreadé ouvrit la porte lentement, frottant ses joues pour y effacer les éventuelles traces d'humidité qui pourrait montrer qu'il avait pleurer. A sa grande surprise, ce n'était pas son manageur, ni un autre membre du groupe, ni même une groupie qui aurait réussi à trouver sa chambre mais sa mère qui se trouvait face a lui. Les yeux rougis par le flot de larme qui s'en échappait, un mouchoir à la main, elle regardait son fils d'un air si triste que le blond en ressentit les effets se déversaient en lui.

-Maman ? dit-il

La Femme se jeta dans les bras de son fils, l'obligeant à reculer de quelques pas. A peine eut-elle niché sa tête dans le cou du jeune homme, que ses sanglots reprirent. Tom, un peu perdu, plaça une main dans le dos de sa mère et l'autre dans ses cheveux qu'il caressa tendrement.

-Chut maman...chut, dit-il en la berçant comme il l'avait fait pour Bill une demi-heure auparavant

-Elle a été...tué Tom! Ma soeur...ma petite soeur chérie...
-Je sais Maman, je sais. Calme toi, je t'en supplie.

Le blond se sentait défaillir. D'abord son frère puis sa mère. S'en était trop pour lui, bien plus que ce qu'il pouvait supporter. Il fallait que la femme qu'il serrait dans ses bras cesse de pleurer ou il craquerait de nouveau.

-Tom, c'est qui? demande une voix s'élevant de la salle de bain

-C'est Maman Bill, c'est rien...reste dans ton bain, je m'en occupe.

Le jeune homme resserra ses bras autour de la taille de sa mère et lui murmura des mots doux au creu de l'oreille.Ca faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas vu, ça lui faisait plaisir qu'elle soit là mais il aurait préféré que ce soit en d'autre circonstance.

-Allez maman, viens t'asseoir. On pourra parler après si tu veux, chuchota-t-il

Pour toute réponse, le femme se décolla de son fils et se dirigea jusqu'au lit où elle se laissa tomber mollement. Le blond lui, était resté là sans bouger, la suivant des yeux.

-Je...Tom, je l'ai vu allongé au sol.., dit-elle d'une voix étranglé par les sanglots


[Flash back]


Une dame d'une quarantaine d'année, les cheveux longs et en bataille, petite, allait, comme chaque samedi, rendre visite à sa s½ur. C'était la mère de deux jumeaux, sûrement les plus ravageurs du moment. Comme chaque samedi, elle buvrait le thé avec sa s½ur, cadette de trois ans. Elles discuteraient tous le reste de la journée, rigoleraient.Elles se retrouveraîent pour un moment d'intimité entre soeur.Juste pour décompresser; juste pour être avec l'autre.
Mais voila, les habitudes se retrouvent parfois bouleversées, et la vie prend une toute autre tournure....

Ayant monté toutes les marches, elle atteignit enfin le seuil de la porte, essoufflée. Trois coups secs sur la porte résonnèrent, elle reprenait son air, tout en attendant la réponse. Mais rien. Encore des coups, toujours rien. Elle voulut activer la poignée, mais à peine avait-elle posé la main dessus, que, dans un petit cliquetis, celle-ci s'ouvrit presque d'elle-même. La porte, dans un grincement désagréable, finit par s'ouvrir entièrement pour laisser apparaître un pièce entièrement plongé dans la pénombre total.

-Pe... petite s½ur ?

Elle tremblait, tous comme sa voix hésitante. Aucune réponse. Rien, pas un signe de vie. La seul chose qu'elle perçut, du moins qu'elle sentit, c'est cet odeur empestant, macabre, qui s'infiltrait lentement en elle. Elle pénétra dans la pièce, d'un pas léger, et, les senteurs lui prirent directement au c½ur, donnant des nausées ignobles.

-T'es... t'es ou ?

Toujours pas de réponses, maintenant, la peur s'imposa, cette angoisse morbide. La femme alluma la lumière, terriblement hésitante. Peut être une baisse de courage ? Peut être savait-elle ce qu'elle découvrirait, et ne voulait plus le voir ? Pourtant, la pièce plongea dans une lumière éblouissante, et, quand elle se retourna, ses craintes prirent vie, et elle aurait sûrement préféré mourir que de voir ça. Un choc, comme une décharge électrique. Son c½ur, encore intact quelques secondes auparavant, venait d'éclater dans sa poitrine, se décomposait, tous comme le corps qui jonchait devant elle. Des frissons la prirent, on aurait dit que les morceaux de son c½ur tentaient de s'échapper par son épiderme.
Elle se dit d'abord que c'était impossible, jamais ça pourrait arriver, mais comment envisageait le pire quand vous êtes heureux ? Pourquoi cette terrible vérité transforme vos rêves en cauchemar ? Comment imaginait perdre ceux qu'on chérit le plus fort ? C'était impossible, et elle le pensait si fort, qu'elle-même se perdait dans son imagination, finissant pas se dire qu'elle hallucinait, confondant le rêve et la réalité.
Impossible, impossible, ça résonnait à tue-tête dans son cerveau, son esprit. Elle s'approcha alors, ce fut la peau qu'elle vit en premier, une peau si blanche, presque pur, des traînés de liquide rouge y contrastait dans un mélange parfait, presque beau. Couché sur le tapis, le corps était vêtu d'une jupe et d'un T-shirt. Un habit simple pour un châtiment fatal. Le pire de tous, c'était sa gorge, si tendrement ouverte, on voyait que le tueur avait pris du plaisir à le faire, avec une certaine passion. Elle regardait ces images, elle gardait tous en elle, choqué, bouleversée, jusqu'à temps qu'elle réalise, comme surprise d'un coup de poignard, que c'est bien réel.

-Nooooooooooooooooon !!

Elle s'écroula au sol, tout avait explosé en elle, tel une bombe à retardement, c'était vrai. Ecroulée au sol, les pleurs, les sanglots, les cris, les coups, tous ça arrivait coup sur coup, se succédaient, se mélangeaient. C'était sa petite s½ur, elle se devait de mourir après elle, pas autrement, elle aurait du être à sa place à ce moment, c'est l'ordre des choses. La tête baissée, elle la releva doucement, et vit, sur le ventre ensanglanté, comme une lettre dessinée de balafres. Tout le peu de force qui lui restait, elle le réunit dans ce dernier geste, continuant de pleuré comme jamais auparavant. A contre c½ur, elle souleva enfin le T-shirt. Une dernière image la frigorifia, d'autres lettres, un prénom :
Bill.








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Voila, on est désolé pour le retard, mais c'est un peu galère d'écrire des chapitres en ligne lol, surtout que je ne suis pas là le week-end et tous ça. Je sais pas si Constance a un mot à dire, mais moi je vous remercie beaucoup des coms en peu de temps, surtout pour un démarrage, c'est encourageant, et du nombre de visite.
Merci à tous, et n'hésiter pas à donner un avis sur ce chapitre, et vos questions pour qu'on sache ce qu'il reste en mystère qui vous trote dans la tête lol.

Bisous <3<3

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Bonsoir,

bah, je crois que tu as tout dit Cammie.Je suis extrémement fière de nos lectrices qui nous ont mis 44 commentaires alors que l'on avait seulement posté l'intro et le premier chapitre.C'est encourageant et motivant..
merci beaucoup, je crois que c'est la seule chose que je peux dire!

Bonne soirée
Bisous!

# Posté le lundi 08 octobre 2007 17:16

Modifié le lundi 08 octobre 2007 17:51

Chapitre 3

Il n'y a pas de mots assez puissants pour définir l'atmosphère qui s'est soudain abattu sur le jeune homme. Toujours assis aux côtés de sa mère, il regardait dans le vide alors que la femme se calmait doucement. Elle se remettait peu à peu des phrases qu'elle venait de prononcer, de cette histoire qu'elle voulait tant n'être que des mots posés sur un bout de papier. Son coeur lui brûlait la poitrine et ses larmes froides redessinaient le contour de son visage, emportant le peu de maquillage qu'elle avait mis joyeusement le matin même. Hélas, tout est appelé à changer, tout est appelé à disparaître comme le corps de sa soeur qui finirait lui aussi enfouis dans la terre. Oui, c'est ce qu'on appelle la vie. On ne peut penser à ce mot sans en mentionné son contraire: la mort. Mais qui mériterai une fin aussi atroce, aussi douloureuse que la mort de sa soeur? Qui mériterai de voir son âme s'échappait dans le flot de sang?
Personne, bien sûr, personne. Et pourtant.

Le brun se tenait debout, l'oreille collée contre le bois froid de la porte. Il écoutait maintenant le silence pesant qui régnait dans la pièce adjacente jusqu'a s'imisser dans la salle de bain. De ses cheveux mouillés, coulaient de minces filets d'eau, absorbaient par la serviette qui entourait ses fines hanches. Ses yeux reflétaient les mêmes expressions que ceux de son frère. Le même vide, la même peine, la même incompréhension, la même peur. Il tremblait de tout son corps. Non pas parce qu'il avait froid, non mais parce que la terreur qu'il ressentait s'emparer de chaque cellule de son être. Il voyait la scène se jouer devant ses yeux dans les moindres détails. Il vivait chaque mot de sa mère et cela le blessait au plus profond de lui même. Il avait beau essayé de chasser les images et les mots qu'il avait entendus, tout ne s'était déjà que trop imprégné dans son esprit.



Ellipse : 7 jours



Les sentiments, peu à peu, disparaissent, ou se cachent, faisant semblant de ne plus être présent. Le choc disparaît, la vie reprend peu à peu un court normal, comme si le passé se renfermait dans un monde oublié. Le choc disparaît, malgré les sentiments qui persistent, moins fort.
C'était le cas pour le jeune androgyne, celui dont le nom se voyait gravé sur le ventre d'une innocente. Innocente ? Pas si sur.... Personne ne connaissait quelque chose de sa vie, à part sa s½ur, mais qui s'étonnait de la voir toujours célibataire, belle comme elle était. Peut être méritait-elle la mort ? Mais une si cruelle, la méritait-elle alors ? Si cruelle mais faite avec passion... Et pourquoi ce nom gravé sur son ventre ? Tous se mélangeaient, dans la tête du brun, de son frère, de sa mère. Un mystère, ils tournaient en rond, ne trouvaient de réponses à aucune des questions, et revenait sans cesse au même point.
Bill, Bill, Bill. Peut-être était-ce quelqu'un qui portait le même nom que son neveu ? Ou peut-être vraiment lui. On ne serait sûrement jamais.

Il tournait dans la pièce, se concentrant sur les réponses presque toutes faites qu'il donnerait à l'émission qui suivrait. Il était effectivement dans la loge d'une émission, ou il devrait jouer une chanson, et assister à un interview. Personne de la presse n'avait été tenu au courant de l'histoire du meurtre, donc au moins, il n'aurait rien à justifier là-dessus, enfin il l'espérait.



[....]



Ils étaient là sur scène, éblouis pas les projecteurs. Leurs yeux leur piquaient mais ils souriaient simplement parce qu'ils étaient heureux d'être là. Les cris des fans leur parvenaient dans un bruit sourd presque lointain. Le brun serrait son micro dans ses mains, le regard perdu dans le vide, il attendait que son frère entâmes les premiers accords de la chanson. Les secondes défilaient à mesure que le coeur du brun frappait contre sa poitrine. Bientôt ce fut le seul son qu'il distinguait. Il aimait cette sensation plus que tout au monde.

Enfin, les premières notes de guitare s'élevèrent, répandant dans le sang de chacun des membres une dose importante d'adrénaline. Les images de la semaine précédente, les mots que Bill avait entendus, les sentiments qu'il avait ressentit s'envolèrent au fur et à mesure que les accords retentissaient. Il devenait libre de ce poids qu'il avait ressentit depuis la mort de sa tante. Plus rien n'existait que sa voix qui chantait, son groupe qui jouait derrière lui et la foule qui scandait son prénom.



Ich hab heut n anderen Plan,
J'ai aujourd'hui un autre plan
und der geht Dich gar nichts an.
Qui ne te concerne en aucun cas
Ich halt ihn fest in meiner Hand,
Je le tiens fermement dans ma main
mit dem Rücken an der Wand,
Adossé au mur
A der Wand.
Au mur



Les premiers mots venaient d'être prononcé et c'était comme un soulagement. Les paroles glissaient de sa bouche avec une sincérité débordante. Le feu se ravivait dans sa poitrine, le ramenant à toutes ses sensations si familières. L'éclairage ne lui brûlait plus tant que ça les yeux et chanter n'était plus si difficile qu'il lui était quelques jours plus tôt. Non, en faite tout sortait naturellement comme si ça avait toujours était là en lui. Mais il restait encore beaucoup de choses à évacuer, beaucoup de chose à dire.



Ich fühl mich,
Je me sens
claustrophobisch eng.
Claustrophobe
Mach platz,
Fais de la place
bevor ich mir 'n Ausweg spreng.
Avant que je ne saute
Du hälst,
Dans une issue
mich nicht auf.
Tu ne peux pas m'arrêter
Ich brech aus.
Je m'évade
ich brech aus
Je m'évade



Oui, il sortait de lui même, de sa coquille. Il laissait parler cette petite voix en lui.Il ferma les yeux et se laissa porté par la musique, ressentant chaque battement de la batterie comme son propre pouls. Il tremblait avec le grondement de la basse et flotter grâce aux accords de la guitare. C'était ça le bonheur pour lui, savoir oublier qui il était pour se laisser porter bien plus haut que le paradis. C'était ça la magie de la musique.

Les sentiments blessant qui persistaient encore jusque là s'évanouirent peu à peu.
Bill s'agitait en rythme, les doigts serraient sur le manche de son micro. La chanson s'écoulait tr vite pour lui, il ne voulait plus qu'elle cesse. Il donnait tout de lui comme jamais il ne l'avait fait. Il chantait pour soigner ses maux, il chantait pour tuer ce qu'il y avait de triste en lui. Et cela fonctionnait... Au plus la musique défilait, au plus son sourire devenait sincère. Ses yeux étaient illuminés de milliers d'étincelle. Tom s'approcha de son jumeau et se plaça juste derrière lui comme pour l'accompagner dans sa démarche. Tout deux se regardaient sachant pertinemment qu'ils ressentaient exactement les mêmes choses.



Deine Lügen sind erzählt,
Tes mensonges sont révélés
Dein letzter Schuss hat mich verfehlt.
Ton dernier coup m'a raté
Est ist zu spät,
C'est trop tard
zu spät.
Beaucoup trop tard
Du lässt mir leider keine Wahl,
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
das war jetzt das letzte Mal.
C'était désormais la dernière fois



Le blond l'avait vu. Il l'avait lu dans les yeux de son frère cette souffrance qui était partis se cacher bien profond en lui. Cette souffrance qui resterait enfouis un bon moment. Mais ce qui avait fait sourire le dreadé, c'était de la voir remplacer par ces milliers d'étoiles. Il le savait, son jumeau était heureux.
Un clin d'oeil imperceptible des autres et le dreadé reprit sa place laissant un Bill plus heureux encore que la seconde précédente.
Oui, rien ne l'empêchait d'être heureux. Il aimait son frère et savait qu'il l'aimait en retour. Et surtout, il était là, en train de faire la chose qui lui plaisait le plus au monde: chanter. Chanter avec son frère et ses deux meilleurs amis... qui aurait pu rêver mieux?



Ich fühl mich,
Je me sens
claustrophobisch eng.
Claustrophobe
Mach platz,
Fais de la place
bevor ich mir 'n Ausweg spreng.
Avant que je ne saute
Du hälst,
Dans une issue
mich nicht auf.
Tu ne peux pas m'arrêter
Ich brech aus.
Je m'évade
ich brech aus
Je m'évade


Ich fühl mich,
Je me sens
claustrophobisch eng.
Claustrophobe
Mach platz,
Fais de la place
bevor ich mir 'n Ausweg spreng.
Avant que je ne saute
Du hälst,
Dans une issue
mich nicht auf.
Tu ne peux pas m'arrêter
Ich brech aus.
Je m'évade
ich brech aus
Je m'évade



Il redoutait la fin et suppliait intérieurement pour que la chanson ne cesse jamais. Il ne voulait plus redescendre sur terre, il ne voulait plus que la douleur se rempare de lui. Alors, c'est avec une boule au ventre qu'il prononça les derniers mots. Des mots si puissants, si sincères qu'ils lui arrachèrent un frisson.



ich brech aus
Je m'évade



Juste en l'espace de quelques minutes, juste une chanson avait suffit à le libérer des émotions qui lui pesaient sur le coeur. C'était son remède, sa façon de crier qu'il allait mal, sa façon de faire face à ses sentiments, sa façon d'oublier. En quelques minutes, une semaine venait d'être balayé de son esprit. C'était ça l'effet de quelques notes de musique sur lui, un véritable miracle




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Et voila, chapitre 3 enfin en ligne. Désolé du retard :s mais bon, ecrire les chapitres par msn, ca met un certain temps. Merci d'avance de mettre des coms et nous dire ce que vous pensez, ça nous permet d'avancer et de connaitre votre vision des choses.
Bisoux

Cammie




Chapitre 3

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 14:58

Modifié le samedi 27 octobre 2007 11:53